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Les drones tueurs, prochain cauchemar de l’humanité ?

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Daniel Suarez, expert en technologie de l’armement et auteur de thriller a participé à la première journée de la conférence internationale TED (Technology, Entertainment and Design). Il en a profité pour tirer la sonnette d’alarme sur les effets dévastateurs d’une société qui seraient gouvernée par la technologie.

Cette conférence sur les technologies est marquée par un optimisme sans limite sur les capacités de l’être humain associé à la technologie. De plus en plus d’universitaires, philosophes et activistes remettent toutefois en doute cette idée. Daniel Suarez, lui, vise tout particulièrement les drones, ces robots tueurs conçus pour espionner ou tuer sur le théâtre des conflits. Il en a fait son dernier ouvrage “Kill Decision” dans lequel il dénonce une arme destructrice.

Lorsqu’il est monté à la Tribune, il succédait plusieurs industriels et entrepreneurs qui vantaient leur utilité telle l’acheminement de biens ou de médicaments dans les zones reculées. Le message de Daniel a été radicalement différent. Lui s’inquiète d’un nouveau type de drones sur le point d’émerger. Des appareils entièrement autonomes, équipés de capteurs et d’armes à feu qui pourront prendre automatiquement la décision de tuer. « Si nous transférons la décision de tuer à un logiciel, nous n’allons pas seulement éliminer toute humanité dans la guerre mais changer profondément nos sociétés » a-t-il déclaré.

Pour lui, la société civile doit se mobiliser au plus vite sans quoi plus personne ne pourra contrôler la prolifération de ces robots tueurs. « La mise à mort deviendra peu onéreuse et anonyme pour le crime organisé, les multinationales, voire même un personnage influent » ajoute-t-il. Quelqu’ils soient, ces criminels pourront agir sans crainte, dans un anonymat complet. Quelques solutions sont à portée de main, il propose ainsi une plaque d’identification cryptolographique sur chaque drone créé ainsi qu’une carte en temps réel indiquant leur présence. Plus largement, il appelle à une réaction internationale contre les drones de combat et l’instauration d’un traité international interdisant leur prolifération.