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La Police Métropolitaine de Buenos Aires réprime les employés de l’hôpital psychiatrique J. T. Borda.

 Vendredi 26 avril 2013, le corps d’infanterie de la police Métropolitaine a envahi, avec des bulldozers,  l’hôpital psychiatrique J. T Borda, pour assurer le début des travaux de démolition de l’ Atelier 19 ; le seul atelier interne à l’hôpital où les malades neuropsychiatriques peuvent avoir une activité professionnelle, afin de poursuivre le projet du gouvernement de Mauricio Macri de construire un centre administratif   »Centro Civico » sur le lieu.

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La force métropolitaine a réprimé les travailleurs et patients de l’hôpital, tout comme les journalistes et députés qui se trouvaient présents sur place. Près de 200 policiers ont envahi l’hôpital, autour de 07h30 , et ont encerclé l’Atelier 19, et la moitié de l’hôpital , en empêchant l’entrée des travailleurs et des patients qui y travaillaient tous les jours. Des équipes de démolition sont entrées avec le corps de police, et on enlevé les equipements de l’atelier pour ensuite démolir les murs avec des bulldozers. Les travailleurs ont résisté sur place, en bloquant les rues adjacentes à l’hôpital, et ont convoqué « tous les médias et toutes les organisations syndicales et populaires à venir à l’hôpital pour apporter soutient aux travailleurs et patients. ». Ils ont dénoncé le fait qu’il n’y avait aucun mandat judiciaire pour procéder à l’expulsion et commencer la démolition ; qu’il s’agissait d’un ordre direct de Daniel Chain, Ministre du Développement Urbain de la Ville de Buenos Aires. Au moins 8 personnes ont été arrêtées : les médecins Guillermo Puerta et Eduardo Balbik, une infirmière, le photographe Pepe Mateos, qui à aussi été blessé avec une balle en caoutchouc, entre autres. Au moins 38 personnes ont été blessées par balles de caoutchouc, parmi eux beaucoup de travailleurs, journalistes, médecins et patients. Selon des témoins qui étaient sur place, il y a eu également des attaques de personnel en civil de la police Métropolitaine envers les journalistes. Pendant les moments de grande tension, la police a avancé contre tout ce qui se trouvait sur son chemin, en réprimant indistinctement travailleurs, députés, journalistes et patients qui se trouvaient sur le lieu. Les réponses officielles arrivèrent autour de midi , le même jour, le Chef Adjoint du gouvernement de Buenos Aires, Maria Eugenia Vidal, a justifié publiquement la répression de la Police Métropolitaine, « Les travailleurs qui résistent utilisent les patients », et a ajouté que l’utilisation de la force se trouvait « dans le cadre de la loi ». Plus tard, lors d’ une conférence de presse réalisée à 15h30 ,  avec le chef de Cabinet Horacio Rodriguez Larreta, le Ministre de Sécurité, Guillermo Montenegro, et le Ministre du Développement Urbain, Daniel Chain, le Chef Adjoint a assuré que le projet du centre civique « se développe sur des terrains qui n’appartiennent pas à l`hôpital Borda, mais au Ministère du Développement Urbain » et que l’objectif est d’« apporter une présence de l’Etat et produire de l’activité sur la zone ». Elle a également affirmé que la Police Métropolitaine avait pour ordre de « protéger les travailleurs de l’entreprise de construction », pour qu’ils puissent effectuer la démolition de l’Atelier Protégé 19, et que le cordon de police qui pendant la matinée empêchait l’entrée des travailleurs sur le lieu répondait au fait de qu’ «il s’agissait d’un atelier qui contenait de l’amiante , ce qui est toxique ». Elle a également attaqué les travailleurs de l’hôpital Borda, en affirmant que ceux qui manifestaient « ne représentaient pas la majorité des travailleurs de l’hôpital », et a minimisé la quantité de manifestants, journalistes, médecins et patients blessés : « les deux plus gravement blessés font partie de la Métropolitaine (…). Certains travailleurs – en agressant la police métropolitaine, ont généré ces incidents ». Étonnamment, elle a culminé son allocution en faisant appel  « au calme, à la réflexion, et au le dialogue »

La Police métrpolitaine a été crée il y a deux ans par Mauricio Macri (PRO) comme une force de proximité et compte déjà dans son bilan deux morts.Depuis le début de l’année 2013, le gouvernement  de Mauricio Macri a lancé plusieurs vagues de répressions lors de manisfestations en défense des espaces publics. En janvier contre l’assamblée de voisins du Parc Centenario, en mars contre le groupe culturel de la Sala Alberdi du théâtre San Martin où 3 personnes dont deux journalistes ont été bléssés par balle de plomb. 

Photos : Anita Pouchard Serra/ Los Ojos de Anita

Cet article a été plublié en espagnol par ANred, Agence de presse indépendante, intégrant la RNMA, Réseau National de Médias Alternatifs ( Argentine)

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