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Un torrent de béton dans un parc naturel australien

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Une entreprise qui tentait de réparer les dégâts causés par une mine de charbon a déversé par accident 180 tonnes de béton dans un torrent d’un parc naturel australien.

Alors qu’un journaliste du Newcastle Herald (quotidien australien) enquêtait sur les dégâts infligés par la mine sur le parc naturel de la Sugarloaf State Conservation area, il a découvert un torrent de béton complètement solidifié. La mine de charbon exploitée par Glencore Xstrata pouvait légalement exploiter 23 % du sous-sol du parc naturel ce qui n’était pas sans dommages sur la zone qui a vue des falaises s’effondrer, des collines s’affaisser et des failles s’ouvrir dans le sol. L’exploitant avait alors décidé de confier de travaux de réparation à un sous-traitant, Orica Mining Services qui était chargé de combler les failles avant que la situation ne s’aggrave.

Pour consolider le sol, le sous-traitant a commencé à déverser l’équivalent de douze camions-bétonnières dans une fissure située en haut d’une crête. Par manque d’analyse du terrain, l’entreprise n’avait pas vu que d’autres fissures se trouvaient en contrebas, laissant le béton se répandre dans un torrent sur plus de quatre cents mètres.

Le journaliste du Newcastle Herald a pu observer une masse de béton similaire à un glacier dont la couche atteint jusqu’à un mètre d’épaisseur sur cinq de large. Pas moins de 180 tonnes de béton se sont ainsi solidifiées dans le parc naturel, défigurant toute une zone protégée. L’écoulement de béton qui remonte à juin n’a pu être révélé qu’il y a quelques jours au public par le journal australien.

Dans un communiqué, l’Office of Environnement and Heritage a ordonné à l’exploitant de la mine de réparer les dégâts, ajoutant qu’il réfléchissait à des poursuites judiciaires. Unique consolation dans cette catastrophe écologique, le béton serait constitué de composants chimiques non toxiques. Le Newcastle Herald indique que l’exploitant n’avait pas mis en place de comité d’experts indépendants chargé d’étudier l’impact environnemental causé par l’extraction du charbon, comme c’était initialement prévu.

Sources : The Newcastle Herald, Sciences et Avenir

Crédit photo Darren Pateman.