Le #PlanPauvrete d’#EdouardPhilippe : s’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche …

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    7 juillet 2018 Aix-en-Provence. Edouard Philippe sort d’une recontre politico-philosophique avec le philosophe Peter Sloterdijk.
    Après cette activité ô combien éprouvante, quoi de mieux qu’une petite pause, avant de travailler sur le contenu du Plan Pauvreté prévu pour la rentrée en septembre, repoussé en raison d’un évènement « panem et circenses » proposé par des millionnaires prioritaires dans le cadre de politique pour les premiers de cordée.

    Afin de trouver un peu de repos, choisir le lieu de résidence : Ce sera « La Bastide de Gordes », palace cinq étoiles dans le Lubéron, avec Madame et sa fille. La chambre d’entrée de gamme s’y paye 550€ la nuit et la suite de 113m2 est proposée à 2835€ la nuit. C’est donc l’endroit parfait pour y réfléchir sur le contenu du Plan Pauvreté et la réforme des minimas sociaux.

    Seconde décision du Premier Ministre du Nouveau Monde, avoir de la compagnie : il invite donc son ami Alexandre Bompard, le nouveau PDG de Carrefour et son épouse. Cette dernière, se trouve être la conseillère justice de Monsieur Philippe Edouard, Premier Ministre. Proximité qui pourrait, si on faisait preuve de mauvais esprit,  avoir des liens idéologiques proches de l’Ancien Monde tant dénigré.

    Dans cet hôtel appartenant à Stéphane Courbit, 113ème fortune de France, tout ce beau monde va alors dîner au Peir, le restaurant étoilé du Chef Gagnaire, où pas un plat ne se sert à moins de 75€, les entrées tournant autour de 65€, les desserts une cinquantaine d’euros. Sans compter les vins grands crus hors de portée des bourses populaires.

    Le thème de l’entretien avec le philosophe allemand était « Comment choisir le monde qui vient ? » … Eh bien, en réfléchissant au destin des pauvres, de ceux qui ne sont rien, des derniers de cordée, des analphabètes, en compagnie d’un PDG qui va supprimer 2400 emplois, tout en offrant des ponts d’or à M Plassat, dans un cadre luxueux et onéreux, et un restaurant qu’aucun de ceux concernés par le plan ne pourra jamais s’offrir.

    On réfléchit mieux au destin des pauvres dans un palace entre premiers de cordée … Nous ne vivons définitivement pas dans le même monde ni sur la même planète.

    Source : « Canard Enchaîné » du 11 juillet 2018.

    Crédit photo : www.gouvernement.fr