#Benalla : Les #Fusibles se rebiffent …

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    collomb
    Les deux auditions parlementaires de ce jour furent des modèles de langue de bois, d’évitement et de refus de répondre. Un modèle aussi de manoeuvres pour faire porter le chapeau par quelqu’un d’autre …. des fusibles en fait.
    Que dire de ces deux hauts fonctionnaires : Collomb – ministre de l’Intérieur – et Delpuech – Préfet de police de Paris – qui ont fait preuve d’une incroyable perte de mémoire, de méconnaissance de leurs services, de leur subordonnés, de belles tentatives pour se déresponsabiliser en chargeant ailleurs, et – in fine- tenter de faire croire à une méconnaissance des faits eux mêmes.

    Collomb physionomiste sans mémoire des visages et des faits

    Il assure qu’il a « tout bien fait comme il fallait ». Il ne savait pas grand chose des faits, et d’ailleurs, il en a « parlé le moins possible (sic) » avec le président. Il insiste sur le fait que la hiérarchie responsable des suites à donner serait soit le Préfet de Paris qu’il avait prévenu le 2 mai, soit le cabinet du Président de la République, qui « avait pris l’affaire en charge« … Quand à Benalla, tout juste l’a-t-il croisé lors de la campagne électorale et de-ci de-là, lors de cérémonies officielles. Lui, a fait son travail, pour le reste, il s’en lave les mains et laisse la responsabilité Benalla aux autres.
    Par contre, il a chargé les hauts gradés de la gendarmerie, surchargé le préfet de police de Paris, pointé le cabinet présidentiel, ses subordonnés, comportement peu respectueux des institutions de la république de la part d’un ministre d’Etat qui refuse de prendre sa part de responsabilité pour sauver sa tête.

    delpuech

    Delpuech à l’insu de son plein grè.

    Lui connaît bien Benalla comme collaborateur envoyé par la Présidence pour la sécurité. Mais il a pris connaissance des exactions de ce dernier lors d’un appel du cabinet de l’Elysée le 2 mai pour effectuer des recherches pour compléments d’informations. Quand il le recontacte pour communiquer les informations, on lui dit que tout est pris en charge à l’Elysée et à l’Intérieur. Donc un civil usurpant le rôle de policiers dans une manifestation, avec radio policière et brassard, maltraitant un manifestant sous les yeux d’autres policiers et des CRS n’est pas de son ressort. Lui ne traitre que les exactions policières….
    Pour le port d’arme refusé deux fois déjà – dont une par l’Intérieur -, pas de problèmes, il l’accorde « en vertu des situations dangereuses qu’il pourrait renconter dans le cadre de ses missions Elyséennes« . Aucune explication par contre pour la voiture équipée en voiture de police.

    Conclusion qu’il tire, le problème semble être sous traitement de l’Elysée et du ministre de l’Intérieur. Lui ne traitera que le problème des trois fonctionnaires de police qui ont fourni les vidéos à Benalla.

    Tout mènerait à Macron ?

    Bref, on assiste à un tir de barrage des députés LREM dans la commission pour progéger l’Elysée, en orientant les soupçons de bavures vers les fusibles sous-fifres, Alexis Kohler et Patrick STRZODA, têtes du cabinet de Macron, le Préfet de police de Paris, Michel Delpuech, le major Mizerski tuteur de Benalla, le conseiller sécurité du cabinet de Macron,  Laurent HOTTIAUX, ou deux autres policiers qui ont fourni les vidéos.
    Pour les questions précises, quand il ne peuvent se défausser, ils se cachent alors derrière les enquêtes en cours, ou tout simplement le fait que cela n’est pas de leur ressort.
    Pour les deux protagonistes d’aujourd’hui, c’est parole contre parole, ou aussi « c’est pas moi » … mais on sent bien que leurs regards se tournent vers l’Elysée.

    Source : Auditions télévisées sur Public Sénat.